On the type of Coprinus bipellis
Back to Index type studies

Original description
Coprinus bipellis Romagnesi, H. 1976. Espèces rares de macromycètes 1. In Bull. Soc. myc. Fr. 92: 199.

Diagnose Latine. - A C. radiante differt velo eximie cohaerenti, semimembranaceo, comparate crasso, sericeo, pallido, totam superficiem pilei occultante, fibrillis rufis insuper vestito. Stipite bulboso, albo, pruinoso. Sporis subopacis, 8.5-10.5 x 4.5-5.2 µm, anguste ellipsoideis, interdum paulum phaseoliformibus, poro manifestissimo. Basidiis 4-sporis. Cystidiis globosis vel ellipsoideis, ad 115 x 60 µm. - Loco ambusto, Luzarches (V.-d'O.). Typus: no. 5, 10 mai 1946.

Caractères macroscopiques. - Chapeau atteignant 4 cm environ, ovoïde à campanulé-hémisphérique, puis s'étalant et d'aspect conico-mamelonné au centre, obtuse au sommet, à marge se sillonnant longuement à maturité, fauve ochracé assez vif au sommet, plus clair au bord, d'abord entiérement recouvert par un voile remarquablement cohérent, semimembraneux, un peu comme les écailles des Amanites, relativement épais, d'aspect franchement soyeux s.l., avec. de petites peluches apprimées, mal différenciées du fond, mais un peu plus colorées et quelques-unes même brun roux comme dans le reste du groupe, plus tard se rompant en lambeaux et laissant apercevoir le fond ochracé clair et gai au bord, un peu plus saturé au sommet ; à la fin déliquescent. Stipe atteignant 6 cm x 3 mm en haut où il est rétréci, épaissi et même au debut franchement bulbeux-marginé, d'aspect presque volvacé, tubuleux-creux, blanc, le bulbe est souvent teinté d'un bel orangé fauve, au moins sur une étroite bande contiguë à la marge appliquée du chapeau, sous laquelle il y a souvent une partie soyeuse et blanche (débris de mycélium et d'ozonium ?); surface sillonnée, finement soyeuse et pruineuse sur les tout jeunes. Chair blanche, teintée de fauve orangé sous la cuticule, au-dessus des lames des jeunes et un peu dans la caverne du stipe ; pas d'odeur remarquable. Lamelles contiguës au debut, avec nombreuses lamellules, libres, obtuses en avant, blanches, puis se teintant de brun purpuracé, enfin noirâtre pourpré, à arête plus pâle, trés deliquescentes. Sporée noirâtre.

Caractères microscopiques. - Spores 8.5-10(-10.5) x 4.5-5.2 x 8.2-8.7 µm, elliptiques, parfois un peu phaséoliformes, ovoïdes vues de face, brun rouge noirâtre s.m., à parois épaisses, a pore très accusé, à contenu guttulé. Basides cylindriques-pedonculées, larges de 8 µm environ, tétra-sporiques, séparées par des pseudoparaphyses. Cystides arrondies ou elliptiques, à tres court pédoncule, énormes, par example 115 x 60 µm. Arête détruite sur nos exsiccata. Cuticule celluleuse, à éléments mesurant autour de 1.5 µm, colorée. Voile à couche profonde constituée par des cellules rarement sphériques, le plus souvent elliptiques ou atténuées en col, au début le plus souvent disposées en chaînes, à parois minces ou peu épaissies, incolores ou paille clair ; couche superficielle d'hyphes à articles subsphériques rares, claviformes ou cilindracées, larges de 9-21(-29) µm, à parois epaisses de 1.1-1.7 µm, d'un jaune vif s.m. et plus ou moins incrustées. Sur nos exsiccata, nous n'avons pu apercevoir de sétules à la surface du stipe, mais leur présence est probable.
Habitat. - Sur une place brûlée, route d'Hérivaux, à Luzarches (V.-d'O.), le 19 mai 1946.

Observations. Cette récolte se distinguait essentiellement de radians par la cohérence de son voile submembraneux, mais e'st extrêmement voisine, surtout de la f. hortorum Métrod terrestre. Rappelons que la présence d'un ozonium n'est pas absolument propre à radians, mais peut s'observer, quoique souvent de façon beaucoup moins développée, chez les autres représentants de ce groupe. D'aprés les travaux de Kühner et H.C. Yen (loc. cit.), les 4 espèces actuellement connues de la stirpe radians se distinguent nettement par le comportement de leur mycélium en culture : toutes sont probablement homothalliques, mais domesticus produit d'abondantes conidies (non en chaînes), mais pas de chlamydospores (à parois épaissies) bien différenciées; C. radians a un comportement inverse ; C. xanthothrix ne forme ni conidies, ni chlamydospores ; C. bipellis produit à la fois les les unes les autres. On voit que toutes les combinations possibles de ces deux caractères biologiques sont réalisées dans la nature. Dans le groupe micaceus, nous avons eu l'occasion d'étudier des recoltes qui méritent apparemment le rang d'espèces. Nous allons décrire quelques-unes d'entre elles, en commençant par une des formes à voile blanc pur (sur primordiums) que nous avons réunies dans la « Flore Analitique » sous le nom collectif et provisoirede saccharinus. Cet ensemble est vraisemblablement plurispécifique ; nous avons pu le répartir en trois lots : l'un caractérisé par la spore pâle, elliptique, à pore saillant, brun madère en masse et à cystides faciales nombreuses, que Kühner et Yen ont étudié du point de vue de la boilogie des mycéliums dans le Bull. de la Société Mycologique 'de France, T. 63, p. 69 spp., (1947) ; les deux autres par la sporée sombre, et même noire en masse chez le troisième, dont l'a spore est plus lenticulaire ou mitriforme que chez le second. Tous manquent de sétules sur le stipe, et les cystides faciales sont nulles ou rares chez ces deux dernières.
Up

Up
Up